Dès les premiers accords de cet admirable EP de Cecilia : Eyes, le ton est immédiatement donné: l'écoute de ces 5 titres va nous mener vers des contrées aussi bien post-rock que doucement énergiques, le tout dans une maîtrise instrumentale impressionnante et professionnelle, sans conteste. Il va s'agir d'écouter des musiques toujours proches de l'envolée violente et déchaînée, de l'explosion instrumentale telle que
Mogwai nous y a habitués, et rivaliser avec un tel monument musical semble un effort a priori désespéré. Bien sûr, l'ensemble du disque nous ramène immédiatement vers cette influence majeure, de par les tonalités guitaristiques et les rythmiques élaborées et tout en rétention; mais là où les Ecossais explosent dans un délire saturé et implosif, Cecilia : Eyes garde une retenue toujours sur le fil, ce qui les empêchent de sombrer dans le risque de reproduire une musique déjà imitée, et jamais égalée. Toutes les atmosphères sont proches du précipice, sans jamais y plonger à corps perdu; grâce à une maîtrise instrumentale exceptionnelle, de même que We vs. Death dans le split EP paru chez
Eglantine Records, il s'agit de retenir les impulsions, de les condenser, et de suggérer plutôt que d'exhiber. Entre guitares aériennes, effets présents sans pour autant dominer l'ensemble musical, le groupe joue la carte d'une musique à la colère sous-jacente, évoquée par des rythmes rapides accompagnés de guitares et de basses aux lignes racées et envoûtantes, parlant un language rock contenant de nombreuses sonorités aussi intelligemment intégrées à l'ensemble qu'uniques lors de leurs apparitions. Et tout celà fonctionne à merveille, tant l'oeuvre dans sa globalité apparaît homogène et descriptive d'un style à part, particulier, et sans faille. Un disque également ouvert vers de nouvelles expériences grâce à la sublime véritable oeuvre-d'art concluant ce moment musical intense et puissant, sillonnant les contrées mélodiques du groupe et apportant des parfums d'éther, d'encens, de relaxation musicale impressionnante; rien ne laisse présager ce coup d'essai du groupe, qui laisse planer une senteur nacrée et superbement atmosphérique, au comble de l'extase musicale. Le succès que le groupe commence à rencontrer est donc entièrement mérité, et on ne peut que suivre ces musiciens hors-normes, et beaucoup plus originaux et passionnants qu'ils ne peuvent le paraître au premier abord...
Slug
From the first tunes of this remarkable EP from Cecilia : Eyes, all is here: listening to all 5 songs in this album will lead us to the well-known countries where post-rock and energic tunes are leading everything, while the band perfectly and professionaly plays all instruments, without doubt. Music here is always close to a kind of violent and powerful tune, instrumental
Mogwai-like explosions; and trying to play this kind of difficult music without becoming a place copy of the talentes Scottish band seems to be very risky in the first place. Of course, while listening to this EP, one can't but think of the comparison between both bands, because of similar guitar sounds and elaborated then complex rhythm sections; but as Mogwai music exploses after sweet and soft musical moments, Cecilia : Eyes rathers play a contained and never-imploding music, which prevent them from only copying this major influence in the way songs are composed and performed. All musical atmospheres are close to the edge, but never fall into it; thanks to their impressive musical talent, as for We vs. Death in the split EP published by
Eglantine Records a few months ago, impulsions need to be contained and condensated, and music has to be suggested instead of exhibited. Thanks to aerial guitars, multiple sound effects which never overdub the entire music and tune of their music itself, the band plays songs which are always contained and on the razor's edge, while performing fast drums and hypnotizing guitars and bass lines, aloowing them to speak a unique musical language. And all of this works, without hesitation: the whole EP appears to be intellgently built, homogenic and never going the wrong way, and shows a band creating a personal and unique style. Each listener will also be allowed to share new experiences thanks to the sublime work of art ending the album; all in this song is like ethereal, incense smells and impressive musical rest on imaginary clouds and grass; nothing before let us imagine such a wonderfully atmospheric and extatic moment. Little by little, the band begins to know a certain success, and they really deserve it, as they play a music which has no frontiers; they are original, passionate, and more interestin than they first appeared to be...
Slug