Saycet

Publié le par Slug




En lisant le livret de ce premier album du trio français Saycet, aucun doute n'est permis; il va s'agir d'un voyage sensitif et émouvant, issu de la rencontre de trois artistes aux horizons aussi divers que complémentaires. Le bleu, couleur prédominante de l'oeuvre ici présentée, revêt des apparats musicaux rarement entendus, et réellement fascinants; grâce aux pièces musicales électroniques et sensibles ici données à entendre, la couleur se découvre une représentation sonore impressionnante et rare, belle et sublimée à chaque nouvelle écoute. Dès les premiers scratches du morceau d'introduction, le ton est donné: il s'agira ici de méler électronique douce et sensible, constituée de nappes synthétiques et d'arpèges androïdes, et mouvements rapides des poignets sur les platines que Pierre Lefeuvre dompte et discipline par un talent hors normes, sans éxagération. Plus que de simples sons, ces crissements sonores remplacent à eux seuls les chants qui auraient pu trouver ici leur place; un langage synthétiquement humain, en quelque sorte. Et grâce à ces deux talents musicaux, qu'une troisième âme organise et libère, la magie opère, du début à la fin de ce remarquable album: l'envol délicat de nappes longues et envoûtantes captive, émeut, et hypnotise; les mélodies, réduites à leur plus simple apparat, sans fioriture, pénètre les sens; on sent la présence de Craig Armstrong, Nellee Hooper ou Rob Dougan (qui, au passage, serait assez aimable pour nous donner une suite à l'incomparable Furious Angels, à écouter d'urgence), mais avec plus de retenue, de réserve et de pureté dans les arrangements. On pourrait ici parler d'electronica minimaliste, douce, éthérée, émotionnelle; et même ces qualificatifs semblent assez restrictif, comparé au talent du trio. Tout n'est que rêve, mélancolie, délice sonore, apesanteur; de même que ces planètes imaginaires décrites dans le livret, chaque musique est un univers spatial, aérien, subtil et profond. Premier album, et coup de maître; et après avoir eu la chance de voir Saycet en concert, l'impression de tenir ici un groupe unique, berçant, délicat et merveilleux, se précise; à écouter, pénétrer, et contempler. Une musique thérapeutique dont il est difficile de se remettre, et un spectacle nu et superbe, qui nous laisse encore, après plusieurs mois, ému aux larmes. Une parfaite révélation de douceur, d'étrangeté, et de bien-être...

Slug

While listening to the first album from French trio Saycet, there is no doubt at all; all here will be a sensitive a moving journey through electronic music, thanks to the meeting of three different but complementary artists. All here is blue, as written in the CD's booklet, and this colour finds a physical representation through music, which is quite fascinating; thanks to these sentive and electronic pieces of music, colours are then illustrated through sounds and waves, which is so beautiful, rare, and sublime, while listening to the album again and again. From first scratches in the intro song, everything becomes clear: music is a complete mix between sweet and sensitive electronic, synthetic soundwaves, android-like apreggias, then faster movements of Pierre Lefeuvre's hands on vinyls, which are amazingly tuned and performed, without exaggeration. More than only sounding simple and soft, these sound scratches take a kind of vocal place and are played insted of lyrics; then, a completely fascinating human-like language appears through noises. And thanks to such musical talent, which is reinforced by a third gifted player who organizes and arranges each tune, all here becomes magic, from beginning 'til the end of the album: delicate, hypnotizing and slow sounds captivate, move and fascinate each listener; single and soft tunes bring one to one's sense and sensitivity. All here sounds like Craig Armstrong, Nellee Hooper or Rob Dougan's (please, give us a following to the wonderful Furious Angels album!!!)tunes and songs, but seems to be slower, silent and and pure. Saycet's music could be considered as minimalist, soft, ethereal, and emotional electronica; but even those qualificatives don't sound strong enough to describe this perfectly moving and fascinating music. All here is drem, melancholy, sound sweetness and delight; as for all these unknown planets and universes which are described in the CD's booklet, each music is an aerial, spacy, subtle and deep world in itself. Saycet's first album is a complete masterpiece, without doubt; and after being lucky enough to see the band performing these tunes on stage, I must admit the band is nothing but unique, rocking, delicate and marvelous; this music has to be contemplated and heard, and admired. It will tak time for the listener to go through all subtilities contained in such a therapeutic music, which will move each listener to tears. It is a perfect combination of sweetness, mystery, and well-being...

Slug

Publié dans pastallconcerns

Commenter cet article