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Vendredi 10 août 2007 5 10 /08 /2007 18:13




Le titre en lui-même fait sourire, bien sûr; on imagine volontiers Alice évoluant dans un univers imaginaire composé des oeuvres du grand Stevie Wonder, et cette idée fascine autant qu'elle apporte une ironie assez exceptionnelle. Malgré tout, en écoutant cet album de l'artiste indo-américaine Micropixie, il est d'abord évident qu'au-delà de cette même ironie contenue dans des textes intelligents et surprenants, elle parvient à créer un univers remarquablement ancré dans le quotidien. Bercé par des mélopées musicales électroniques, de délicates boucles et rythmes, minimales et enchanteresses, l'auditeur ne peut que se laisser aller à la contemplation et à la séduction, au charme et à l'hypnose d'une voix aussi charmante qu'entreprenante. Erotiques sans être exhibées, voix et musiques charment l'oreille, apaisent, et se laissent lire comme un livre ouvert: l'impression de pénétrer l'intimité de l'artiste est profondément troublante et intrigante, fascinante. Telle une douce drum'n'bass, ou electronica dépouillée, la musique se veux aussi soul que groovy, apportant une délicatesse parfois trip-hop, dans ses répétitives phrases et improvisations en réponse à la voix. Les thèmes musicaux s'entrecroisent, se positionnent, et la musicalité se fait authentique et démonstrative à elle seule. Entre rythmes simples, harmonies d'orgues et de pianos, de petits détails s'intègrent, s'immiscent, et rendent l'ensemble pensé et intelligent. Au milieu de telles douceurs sonores, la voix de Micropixie se pose, souvent plus parlée que chantée, et confie ses interrogations: entre innocence, curiosité, jugement et recherche de connaissances nouvelles de l'humain, la voix se fait aussi autoritaire que confidente, blues et soul, se mue lors de chaque changement musical, s'adapte, mais reste toujours en valeur et en position de force. On aura rarement ressenti une telle dualité entre musique et voix, mais le fait est que l'un ne peut survivre sans l'autre. Ainsi, Micropixie nous invite à prononcer ses propres paroles, et intègre l'auditeur dans une écoute active, partagée, et vécue. Sentiment exceptionnel, et plus que prenant; passer ainsi du sourire à l'introspection est assez rare pour être souligné. Cet album devient alors un parfait OVNI musical, tant ses subtilités et enjeux n'ont jamais encore été vécus et partagés; pour vivre une expérience unique et transcendante; et lorsque l'on sort de ce magnifique disque, et des vérités musicales et verbales que celui-ci prodigue, une unique question vient à notre esprit: pourquoi personne n'y avait pensé auparavant. Un réel partage musical et virtuel, mettant tous les sens en éveil, même les plus refoulés...

Slug

First of all, the album title makes us smile, of course: one can easily imagine Lewis Carroll's Alice running through an imaginary universe where Stevie Wonder's songs would be the only soundtrack, and such an idea is as fascinating ans ironic. But while listening to this album from indo-american artist Micropixie, it is true that, apart from this certain irony contained in intelligent and suprising lyrics, she seems to be able to create an universe close to everyday reality. Rocked by sweet electronic loops, delicate, minimalist and charming samples and rhythms, each listener is ready to contemplate be seduced by this strange and beautiful universe, while feeling charmed and hypnotized by the artist's inviting and pretty voice. Sometimes erotic, vocals and music are a pleasure for our ears and leave us in peace, as they can be read like an open book; feeling the artist's intimacy is a strange, fascinating and troubling emotion. Sometimes drum'n'bass, sometimes soft electronica, music is also soul and groovy, delicately tip-hop, and improvise around vocal parts. Musical thems cross each other, find their place, and music then becomes real and exhibited. Among simple drums, organs and pianos, tiny musical details appear and delicately make the whole album as moving as intelligent. Right in the middle of such a strange universe, Micropixie's spoken or sung vocals shine and confide: sometimes innocent, curious, sometimes judging and seeking for new informations about human beings, they sound as straight as confident, blues and soul, and change while music finds a new style, but still keeps its real and beautiful value. Such a duality between music and vocals is really rare, even if one can't exist without the other. Then, Micropixie invites the listener to speak her own language, and listen actively and intelligently to share her own emotions. Such a fascinating and original feeling has to be respected: going from laughter to introspection in such a short time is really impressive and fascinating. This album then sounds like a kind of musical UFO, as all its needs and subtilities never appeared in music; this will help us share a new musical experience which transcends the listener and leaves him breathless. And while finishing listening to this wonderful album, one question comes to the mind: why did nobody think about such an experience before. Such a visual and virtual sharing, waking each human senses, is absolutely unique, and has to be lived and penetrated...

Slug
Par Slug - Publié dans : pastallconcerns
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