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Mardi 21 août 2007 2 21 08 2007 21:37

Lou




Il suffit de laisser les arrangements délicats et veloûtés de la musique de Lou nous éprendre pour se sentir à la fois bercé, étonné et pris dans un univers artistique pénétrant et fascinant. Et même si ces termes reviennent souvent au fil des chroniques, force est de constater qu'ils prennent ici une toute autre valeur, aussi bien fondamentale que délicieuse. Lou, au fil de chansons à l'allure ausi bien dépouillée que complexe, appose sur chacune de ses créations un délicat parfum sonore, dans lequel intonations folk et arrangements électroniques tout en sobriété d'entremêlent afin de rendre l'écoute de ses titres aussi intéressantes qu'active. Sous des entrelacs mélodiques retenant l'oreille se dissimulent en effet de subtils passages de cordes, des boucles rythmiques sobres et frappantes, des mélodies de claviers menant chaque composition vers une apogée lyrique et instrumentale confinant au sublime et à l'intimisme. Distinguer chacun relève de la gageure, tant ceux-ci se mêlent et se répondent en totale harmonie. Le sens du mot arrangement revêt toute sa valeur, signifiant qu'il s'agit d'embellir et de décorer des chansons déjà intensément riches et merveilleuses, portées par une voix aussi bien murmurée, chuchotée, douce et voilée, qu'emportée par des paroles aussi belles qu'agréables. Le monde musical de Lou est palpable, sensuel, froid parfois, mais toujours réel et proche de douleurs aussi bien que de bonheur. La confidence émeut et bouleverse, les entrelacs voix-musiques se marient à la perfection, nous emmenant dans un brouillard musical aussi bien humide que réconfortant, et dans lequel les mélodies nous mènent par la main, entre souffrances et volonté de continuer. La musique de Lou est une conclusion, une approche nouvelle de la valeur artistique française: aller au-delà des disparitions, des illusions, forcer le destin afin qu'il nous accepte, conclure pour mieux se retrouver, vider ses chairs meurtries pour renaître à la paix et à la dépendance de l'art. Les murmures vocaux (rappelant la délicatesse vocale de Watine) emmènent d'un bout à l'autre de chaque chanson, la production musicale est soignée et fascinante de maîtrise, sans surcharge inutile. Entre trip-hop délicat et folk intime et sensuelle, ces chanson sont une approche de l'âme, une thérapie contre les difficultés quotidiennes. Plonger dans la musique de Lou, c'est toucher la lumière, s'y réchauffer, et se laisser entraîner et captiver. Une artiste à part dans le paysage musical français, talentueuse et originale, et grâce à laquelle intimisme et intelligence musicale reprennent une signification jusque là mise au ban de l'art. Introspectif et éloquent, intime et ouvert à l'âme de l'auditeur; ne pas passer à côté de ces charmes dévoilés et tendres, à écouter, encore et encore...

Slug

One only has let delicate and slow arrangement which take place in French artist Lou's music to feel rocked, suprised then brought into a penetrating and fascinating musical universe. And even though such words often appear in each review, one can only but consider their real elemental and delicious value in Lou's songs. Thanks to complex but minimalist songs, Lou gives a delicate perfume to her songs, in which folk sounds and electro arrangements are mixed together in order to allow each listener to explore and find a complete interesting mood while listening to them. Among hypnotizing tunes, one discovers subtle string arrangements, sober and striking electro loops, and piano tunes which lead each song to a lyrical and instrumental height, both sublime and intimate. And trying to hear each subtility in this music first seems to be hard, as they are perfectly melt into a total harmony and tuning. Arrangements are over-valued here, meaning that the musical art has to be as beautiful as complex, and sound perfectly in tune with already complex and marvelous songs which are lead by whispered, slow, sof and foggy vocals and lyrics. Lou's musical universe can then be touched, sensual, sometimes cold, but still close to reality and pain, as much as happiness. Such a confidence is moving and shattering, vocals and music are perfectly in tune, and lead us to a comforting and wet fog, in which Lou's melodies take us by the hand and share sufferings and wishes to go on. Lou's music is a kind of conclusion, and a new artisic approach of French music; it has to go further up disillusions, disappearances, and force destiny in order to be a part of the world, and find a new meaning of one's life, suffer to find peace and artistic independence. Whispered vocals (close to Watine's) lead one from the beginning til the end of each song, as musical production is as intelligent as fascinating, perfectly mastered and never overdubbed. Between trip-hop and intimate folk soundscapes, these songs are close to one's soul itself, and sound like a therapy to ease one's mind and inner difficulties and question about existence. Listening to Lou's music means wanting to touch the light, find warmth and comfort, and let her entertain and hypnotize us. She then is an independent artist in French's musical universe; she has talent, originality, and amazingly mix intimacy and musical cleverness. Her music is introspective, eloquent, intimate and close to each listener's soul; one has to hear these tender and nakes charms, and listent to them again and again...

Slug
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Mardi 21 août 2007 2 21 08 2007 21:30




Comment rester de marbre face à un tel exemple de musique émotivement puissante et mélancoliquement poignante? C'est cette question qui ne quitte pas l'auditeur à l'écoute de ce magnifique EP des Français de Day In, Day Out, tant la charge émotionnelle contenue dans ces oeuvres instrumentales prend chacun au coeur, grâce à des sonorités aussi bien post-rock que délicatement folk, qui étreignent et fascinent, envoûtent et bercent, mais hypnotisent surtout. Il s'agit ici de suivre le courant de ces élans musicaux retenus et magnifiques, tristes sans être faussement larmoyants, subtils et intelligemment construits sans être surchargés. Pianos et guitares créent une atmosphères faites d'arpèges entrecroisant mélodies, accords délicatement plaqués, phrases musicales intenses et superbes de réserve et de musicalité. On touche à la perfection de la musique instrumentale, tant tout semble se lier, se délier, se relier, s'entrecroiser, se décroiser, et se retrouver. Quelques voix parlées, en retrait ou, au contraire, autour desquelles s'articulent l'oeuvre, intensifient un discours instrumental toujours éloquent, sans sombrer dans le démonstratif. Aussi poignant que le dernier et sublime album de Landscape (à découvrir d'urgence si ce n'est pas déjà fait), tout ici attire et invite à la contemplation, à la paix de l'âme, mais surtout à chercher délicatement les visions les plus douces et mélancoliques de nos existences. Arrangements sobres, enchaînements déliquescents de mélodies densément douces; on est ému aux larmes, sans lutte possible. Le tout semble trop court, bien sûr, mais ô combien magnifique, et d'une qualité rare. L'unique morceau composé d'une simple guitare acoustique laisse entrevoir de multiples capacités instrumentales qu'un format plus long permettrait de développer, afin de faire l'expérience musicale la plus passionnante des années à venir. Entre Landscape, donc, mais aussi Labradford, Pan American, Pullman ou Do May Say Think, tant la puissance émotionnelle se dégageant de cette oeuvre hors-normes invite à l'envoûtement des premières nappes aux derniers bruitages, retenus et sombrement hypnotiques; Day In, Day Out signe un EP à la hauteur des plus grand dans le folk-rock mélancolique et réservé. Toujours sous le charme, et impossible de s'en détacher, ne serait-ce que quelques heures...

Slug

How can any listener remain senseless while hearing such an emotively powerful and melancholically moving music? This question is asked from the real beginning of this wonderful EP from French band Day In, Day Out, as such an emotional stength contained in these instrumentals goes straight to one's heart, thanks to post-rock and folk tunes and sounds which captivate, fascinate, rock and hypnotize. All here is an invitation to following magnificent and restless, sad but not despaired, subtle and intelligently composed musical currents. Pianos and guitars both create a complex atmosphere thanks to delicate tunes, intense musical melodies, both wonderful and deilcately musical. One is very close to perfection in melody, as every instrument seems to flow, cross each other, go its own way then come back and play alltogether. Few spoken words, sometimes far away, sometimes becoming a complete part of the song, bring a consequent and eloquent musical dialogue with all instruments, without being an false exhibition or filling music with an unuseful voice. As moving as latest Landscape album (which must definately be discovered and heard, no excuse), all here is an invitation to contemplate the sweetness of an unknown world, peace for the soul, but alsoever, a seeking of the sweetest and melacholiest parts of one's life. Arrangements are slow and soft, melodies run through each other with delicateness and purity; one is moved to tears, and no fight against it can be suggested or felt. The whole EP seems a bit too short though, but music is magnificent and full of artistic qualities and interest. Only one song is played by a single acoustic guitar, but let one consider what the band will certainly bring in a newest but original direction in the future, in order to let one admire a forecoming musical quality. Sometimes making each listener think of Landscape, but sometimes of Labradford, Pan American, Pullman or Do May Say Think, the emotional power and strength contained in these beautiful songs are an invitation to hypnosis, from first soundwaves to latest noises captivating us. Day In, Day Out composed a perfect EP, close to alll the greatest melancholy and discreet folk-rock bands. Right now, I'm still under charm, and can't go away from this wonderful album, even during a few hours...

Slug
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Vendredi 10 août 2007 5 10 08 2007 18:13




Le titre en lui-même fait sourire, bien sûr; on imagine volontiers Alice évoluant dans un univers imaginaire composé des oeuvres du grand Stevie Wonder, et cette idée fascine autant qu'elle apporte une ironie assez exceptionnelle. Malgré tout, en écoutant cet album de l'artiste indo-américaine Micropixie, il est d'abord évident qu'au-delà de cette même ironie contenue dans des textes intelligents et surprenants, elle parvient à créer un univers remarquablement ancré dans le quotidien. Bercé par des mélopées musicales électroniques, de délicates boucles et rythmes, minimales et enchanteresses, l'auditeur ne peut que se laisser aller à la contemplation et à la séduction, au charme et à l'hypnose d'une voix aussi charmante qu'entreprenante. Erotiques sans être exhibées, voix et musiques charment l'oreille, apaisent, et se laissent lire comme un livre ouvert: l'impression de pénétrer l'intimité de l'artiste est profondément troublante et intrigante, fascinante. Telle une douce drum'n'bass, ou electronica dépouillée, la musique se veux aussi soul que groovy, apportant une délicatesse parfois trip-hop, dans ses répétitives phrases et improvisations en réponse à la voix. Les thèmes musicaux s'entrecroisent, se positionnent, et la musicalité se fait authentique et démonstrative à elle seule. Entre rythmes simples, harmonies d'orgues et de pianos, de petits détails s'intègrent, s'immiscent, et rendent l'ensemble pensé et intelligent. Au milieu de telles douceurs sonores, la voix de Micropixie se pose, souvent plus parlée que chantée, et confie ses interrogations: entre innocence, curiosité, jugement et recherche de connaissances nouvelles de l'humain, la voix se fait aussi autoritaire que confidente, blues et soul, se mue lors de chaque changement musical, s'adapte, mais reste toujours en valeur et en position de force. On aura rarement ressenti une telle dualité entre musique et voix, mais le fait est que l'un ne peut survivre sans l'autre. Ainsi, Micropixie nous invite à prononcer ses propres paroles, et intègre l'auditeur dans une écoute active, partagée, et vécue. Sentiment exceptionnel, et plus que prenant; passer ainsi du sourire à l'introspection est assez rare pour être souligné. Cet album devient alors un parfait OVNI musical, tant ses subtilités et enjeux n'ont jamais encore été vécus et partagés; pour vivre une expérience unique et transcendante; et lorsque l'on sort de ce magnifique disque, et des vérités musicales et verbales que celui-ci prodigue, une unique question vient à notre esprit: pourquoi personne n'y avait pensé auparavant. Un réel partage musical et virtuel, mettant tous les sens en éveil, même les plus refoulés...

Slug

First of all, the album title makes us smile, of course: one can easily imagine Lewis Carroll's Alice running through an imaginary universe where Stevie Wonder's songs would be the only soundtrack, and such an idea is as fascinating ans ironic. But while listening to this album from indo-american artist Micropixie, it is true that, apart from this certain irony contained in intelligent and suprising lyrics, she seems to be able to create an universe close to everyday reality. Rocked by sweet electronic loops, delicate, minimalist and charming samples and rhythms, each listener is ready to contemplate be seduced by this strange and beautiful universe, while feeling charmed and hypnotized by the artist's inviting and pretty voice. Sometimes erotic, vocals and music are a pleasure for our ears and leave us in peace, as they can be read like an open book; feeling the artist's intimacy is a strange, fascinating and troubling emotion. Sometimes drum'n'bass, sometimes soft electronica, music is also soul and groovy, delicately tip-hop, and improvise around vocal parts. Musical thems cross each other, find their place, and music then becomes real and exhibited. Among simple drums, organs and pianos, tiny musical details appear and delicately make the whole album as moving as intelligent. Right in the middle of such a strange universe, Micropixie's spoken or sung vocals shine and confide: sometimes innocent, curious, sometimes judging and seeking for new informations about human beings, they sound as straight as confident, blues and soul, and change while music finds a new style, but still keeps its real and beautiful value. Such a duality between music and vocals is really rare, even if one can't exist without the other. Then, Micropixie invites the listener to speak her own language, and listen actively and intelligently to share her own emotions. Such a fascinating and original feeling has to be respected: going from laughter to introspection in such a short time is really impressive and fascinating. This album then sounds like a kind of musical UFO, as all its needs and subtilities never appeared in music; this will help us share a new musical experience which transcends the listener and leaves him breathless. And while finishing listening to this wonderful album, one question comes to the mind: why did nobody think about such an experience before. Such a visual and virtual sharing, waking each human senses, is absolutely unique, and has to be lived and penetrated...

Slug
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Vendredi 10 août 2007 5 10 08 2007 18:03




On plonge dans une musique éthérée, sobre, dans laquelle les arpèges de guitare se posent sur des lits de nappes synthétiques ou de larsens aérien et harmonieux, afin de n'avoir qu'à ce poser sur cet horizon d'une musicalité aussi envoûtante que réellement pure et belle. La musique de Un Jardin se veut ainsi: sobre, planante, sans arrangements ni fioritures, et trouve dans son aspect le plus direct un véritable sens émotionnel que l'on a peu entendu jusque ici. Sous de faux airs résolument folk, elle se rapproche plus d'élans musicaux presque new-age, d'envols, de rêveries éveillées; elle est délicate et intemporelle, irréelle et douce, profonde et confortable. On se plaît à y trouver la chaleur qui nous faisait défaut, et que l'artiste parvient à créer par de simples instruments: pas de batteries ici, des rythmes uniquement créés par une guitare électro-acoustique, des nappes sonores qui confèrent à l'ensemble ce sentiment si intense de délicatesse, d'omniprésence; les sons comblent le vide, et nous emportent dans un univers interne au compositeur lui-même. Dans ce jardin, peut-être, ce lieu dans lequel la voix devient le fil directeur de notre voyage apaisé: les harmonies vocales nous ramènent à Etienne Daho, mais se construisent d'une manière étonnante et superbe, créant ainsi deux instrumentations à la fois distinctes et complémentaires. L'une est faite de guitares, l'autres de voix se renforçant, se cherchant, se complétant. Les mélodies s'emboîtent, se trouvent, et créent un nouvel univers nuageux et embrumé, sans être froid. Tout est expressif, sensuel même, triste, mais si immaculé et passionnant. Un Jardin crée une musique folk aérienne, aseptisée et ténébreusement hypnotisante, un univers musical pur et sans faille; la sensation d'envol demeure omniprésente tout au long de chacune de ses chansons, ses confidences nous étreignent et nous prennent au coeur. Subtil, délicat, précieux; un EP qui doit être savouré, comme une verre de vin, une cigarette, un moment solitaire et particulier...

Slug

One is invited to discover an ethereal, simple music here, in which guitars are in total complementarity with synths waves or aerial and harmonious larsens; then, one just has to lay on a musically pure, beautiful and captivating horizon. Music from French artist Un Jardin is sober, heavenly, and not overdubbed with unuseful arrangements; it then creates a real emotional sense which has not often beeen heard before. First sounding like folk music, it then sounds as new age, and is made of flights through clouds, or awaken dreams; it is delicate and surreal, deep and comfortable. One finds a warmth which was first missing, and that the artist creates with a few simple instruments; no drums, electro-acoustic guitar tunes, and soundwaves creates a total and delicate presence; sounds explore emptiness, and take us to a peaceful and inner journey through the composer's soul. In a garden, perhaps; in a place where vocals are a red thread which has to be followed. Vocals remind one of French singer Etienne Daho, bue also are impressively arranged and tuned, and then create a second musical basis to the music. First musical part is made of guitars, and second, complementary vocals. Tunes are amazingly arranged, and help Un Jardin create a new cloudy and foggy, but never cold, universe. All here is sensual, full of emotions, and sometimes sad, but passionate and pure. Un Jardin tends to compose an aerial, simple, hypnotizing music, and a perfect musical world; one feels like flying and dreaming through each song, and the artist's confidence go straight to one's heart and soul. This is a subtle, delicate, and precious EP which has to reveal its flavour, like a simple glass of wine, a cigarette, or a single lonesome and particular moment in life...

Slug
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Vendredi 10 août 2007 5 10 08 2007 17:55




L'innocence et la pureté des sentiments semblent être les pièces maîtresses des chansons de l'artiste française Adeline Moreau; ainsi, pour chaque auditeur en quête de sentiments simples et purs, d'amour authentique et réaliste, franc et délicat, les chansons de cette belle et émouvante artiste seront une clé vers un univers sobre et émouvant, car direct et allant droit au coeur. Il est question ici de sentiments concrets, directs, épurés, simples en demeurant réels; aucune place n'est laissée au doute, au nombrilisme, aux questions sans réponses. Qu'elle aborde l'influence de la nature sur les émotions humaines, les points de repères quotidiens nous plongeant vers le bien-être (un train, par exemple), ou l'homosexualité dans ce qu'elle a de plus pure et sentimentalement intense, Adeline Moreau nous confie son point de vue sur le sentiment amoureux; pourquoi le rendre compliqué, alors qu'il ne suffit que de le savourer dans sa plus complète nudité, dans son intensité du moment? Elle nous permet, musicalement et textuellement, de retrouver une âme enfantine que chacun peut croire perdue, mais qui est à portée de main, chaque jour, si l'on accepte de s'arrêter et de l'admirer; et elle a plus que raison. Une telle fraîcheur fait du bien à entendre, et à contempler. Musicalement, les mélodies vont droit au coeur, sont simples et accrocheuses, mais se révèlent travaillées subtilement et intensément dans les arrangements utilisés (cordes, choeurs); la complexité de ces derniers n'étouffe en aucun cas la pureté des paroles et des sentiments révélés, mais au contraire renforce la délicatesse des compositions ici livrées. Il faut se laisser aller, savourer, boire le nectar de désirs et de plaisirs quotidiens que chacun peut toucher, sans se contenter d'effleurer en y voyant aucun lendemain. La voix de l'artiste surprend et sidère par l'émotion et la jeunesse de son timbre, entre adolescence et âge adulte, son coeur ayant conservé une fraîcheur rare et sincère, qui apaise et charme les sens. Alors, pourquoi donc se compliquer la vie, tandis que chaque réponse peut être simple et sans ambiguïté? Récemment, j'ai pu lire un ouvrage dans lequel ce désir de revenir à l'innocence devenait une nécessité pour survivre, plutôt que de s'enfoncer dans d'éternelles questions existentielles sans réponse; les chansons fraîches et délicates d'Adeline Moreau seraient la bande-son parfaite de ce même ouvrage. Retrouver notre enfance, lui laisser sa place prépondérante dans notre âge adulte si torturé, mais simplement parce que l'on le veut bien, et que l'on reste passif. Il suffit de tendre l'oreille et de se laisser bercer pour trouver une réponse que l'on ne soupçonnait pourtant pas, mais qui est à portée de main, chaque seconde. Tel le goût d'un bonbon interdit acheté chez le boulanger, le vent qui nous rafraîchit et nous apaise, le contact de l'eau d'une rivière sur nos petits pieds, la musique d'Adeline Moreau est une chance de respirer, de se poser, de se détendre, et de contempler, sans pudeur...

Slug

Innoncence and purity seem to be the most important feelings people can hear while listening to the songs from French artist Adeline Moreau; then, if any listener is in search of simple and true sensations, real, pure and delicate love, this music will become a key to a sober and moving world, because they are straight and emotionaly-hearted. All here is about realistic, strong, simple but real feelings; there is no place for doubtful thoughts, selfishness, and questions which don't find any answer. While singing about the influence of nature on human beings, places which reassure anybody and are a light through the daily darkness we are all in ( a train, for example), or homosexuality in its purest and most realistic meaning, Adeline Moreau talks about her inner point of view on true love; why would one make it hard to feel, while it is so easy to feel its deepest intensity and strength in everyday life? She allows each listener to feel like a new-born child thanks to her lyrics and music, even if anybody would think it is too late for this; but this is a feel we all can reach, day by day, if we only try to stop by and look all around us. Musically speaking, tunes are captivating, simple and straight-to-the-heart, but also appear to be weel-thought and intelligently composed thanks to amazing arrangements (strings or vocals, for instance); but all their complexity never surrounds the lyrics and feelings' purity, and reinforce all the sweetness which can be heard in these particular songs. One has to let things go, and stop by, drink all desires' nectar and feel any simple daily pleasure, without thinking it will never be reached. Adeline's vocals are captivating and amazing; they sound young and fresh, and she then appears to be like a teenager or a child, thanks to her ability to feel young at heart, and innocent; one can only feel reassured and peaceful while listening to them. Then, why would be life so complicated, as any answer can be found without any complexity and questions about the meaning of all this? Recently, I've read a book in which the writer wrote that finding our own child-like innocence would become necessary in years to come, instead of never answering our endless questions about the meaning of life; Adeline Moreau's songs would certainly be a perfect soundtrack to this particular book. Every listener has to feel like a child again, feel innocence and curiosity, and forget about only being a selfish and tortured, pessimistic and adult loser. All we have to do is listen all around us and find comforting and simple moments and pleasures, then find a new and never-supposed answer to our questions. As for a sweet candy one bought to the bakery, a river running under one's feet, or a sweet and warm wind, Adeline Moreau's songs are a chance to breath, rest, and feel free to enjoy each second, each simple moment whihc is given, day after day...

Slug
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