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Vendredi 14 septembre 2007 5 14 09 2007 16:32




Une guitare électro-acoustique, un pédalier d'effets, quelques voix parlées disséminées ça et là; voilà comment résumer le matériel sonore dépouillé et sobre de Molloy And His Bike. Au premier abord, celà peit créer une véritable surprise, tant l'absence d'arrangements et d'instruments supplémentaires semble dangereuse et intrigante. Mais bien loin de n'être qu'une démonstration technique, la musique ici présentée est aussi viscérale que mystérieuse, émouvante et superbement travaillée. Le label américain Umor Rex nous a habitué à produire des artistes fascinés par les explorations et expérimentations sonores en tous genres (d'autres critiques viendront bientôt argumenter ce point de vue), mais nul doute que Molloy And His Bike se positionne en léger retrait par rapport aux autres artistes de ce même label. Ici, les arpèges guitaristiques revêtent des sonorités éthérées, des mouvements tout en vibration et écho: chaque mélodie est ainsi décomposée, répétée avec un son en perpétuel mouvement, les effets de delay, reverb et vibrato permettant de donner au son une valeur en constant mouvement, d'explorer l'essence de chaque son, et de donner aux mouvements sonores délicatesse, mystère et évolution. Explorer les capacités sonores d'un seul et même instrument, voilà ce que cherche l'artiste; et celui-ci y parvient sans conteste, au fil de morceaux assez inclassables musicalement. Le langage musical s'ouvre continuellement vers de nouveaux horizons, les mélodies répétées mais interpétées grâce à un effet différent sont autant de couleurs insoupçonnées tout au long des écoutes de ce magnifique et intrigant EP. La base musicale de chaque titre se perd dans des méandres sonores inimaginables au premier abord, la recherche musicale devient labyrinthique, et l'on se perd dans ces arabesques mouvementées, sombres autant que lumineuses. Molloy And His Bike est un artiste du dépouillement, et nous prouve ceci: rien ne sert de se dissimuler sous des arrangements surchargés et pompeux, tant la quintessence musicale peut être découverte au fil de sons minimalistes et travaillés. L'oeuvre devient alors exemplaire; chaque effet correspond à une émotion particulière, il suffit de savoir quand l'utiliser. Uphill, Downhill est un disque autant profond que musicalement fascinant, intime et novateur; nul doute que les délicatesses sombres et musicales de cet artiste hors normes vont longtemps captiver l'auditeur en quête de nouvelles sonorités, et d'explorations sonores hors du commun...

Slug

An electro-acoustic guitar, a rack of effects, and a few vocal appearances; Molloy And His Bike's music can be amounted to such a musical simplicity. First, such an instrumental sobriety can be considered as surprising as risky, but then becomes mysterious and puzzling. But more than only being a single technical exhibition, music sounds as profound as mystical, moving and wonderfully performed and composed. US label Umor Rex is definately the label which allows us to discover artists who are fascinated by a typical sound research (more reviews about them are on their way), but it is for sure that Molloy And His Bike takes a very particular place among the label's artists and music. Guitar tunes and melodies sound ethereal, vibrating and echoing; each tune is divided into several parts, and constantly evolves; delay, reverb and vibrato effects give a new value to each song's movement, and allow the musician to explore each sound's essence and space, while bringing a total delicateness, such a mystery and evolution, to his music. The artist wants to explore guitar's mysteries and abilities, and perfectly succeeds in this dangerous way, so that all these songs can uneasily be compared to any kind of music. Musical language opens itself to new horizons, melodies are like different and new colours painted on this amazing and wonderful EP. Each musical basis gets lost into labyrinthic tunes and sounds, and one gets lost into moving dark and shining arabesques. Molloy And His Bike appears to be an artist who is devoted to minimalist sounds, and proves that there is no need to create elaborated and overtuning arrangements , as the real musical essence can be found thanks to minimalist and straight guitar sounds. This work of art is a perfect example of what music tends to be: each musical effect illustrates a single emotion, and one only has to understand when it has to be used and performed. Uphill, Downhill is a profound and fascinating album, and this music sounds new and intimate. There is no doubt that the artist's talent for delicateness will captivate each listener who is searching for new sounds and uncommon tune explorations for a long, long time...

Slug
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Vendredi 14 septembre 2007 5 14 09 2007 16:16




Méfiez-vous de l'eau qui dort…Lorsque l'on commence à écouter les dix titres d'At my own funeral de Maze's Mood, on pense avoir tout compris du premier coup. La chanson éponyme, At my own funeral, semble claire comme une source : la perte de l'aimé, l'immense douleur sur des rythmes étirés… Mélancolie et tristesse, le décor est planté grâce à une Overture d'un réalisme saisissant, en forme de convoi mortuaire : dans un matin glacé d'hiver, on entend les pas lourds de personnages en noirs, on aperçoit une branche d'arbre nue ployant sous la neige et on souffle sur ses doigts engourdis. La voix brisée de désespoir, Maze's Mood n'arrive plus à dire ce qu'il ressent, ce qui lui arrache les tripes et lui tord le ventre. Quand il voudrait crier, sa voix murmure dans un souffle le refrain « I love you so much, I don't want you to leave me ». Cette même voix fascine dans sa longue plainte fredonnée de I can never say you good bye : elle a dans son timbre des accents qui rappelle la présence flottante, éthérée, presque invisible d'un Damon Albarn. Cette voix étrange dépouillée d'artifices, parfois rien qu'un simple filet, réussit parfaitement à faire partager l'expérience du mal qui ronge l'amant abandonné, l'amoureux au c--ur piétiné. Pourtant, au fur et à mesure que l'on entre dans l'expérience de Maze's Mood, un autre mouvement est perceptible. Cette musique-là contient plus que la douleur : d'un bout à l'autre de l'album, elle l'exprime, puis la dépasse pour nous engager sur d'autres chemins. On croit ses rythmes toujours graves, pour figurer ainsi l'étau dans lequel la jeunesse frustrée de Too young se sent enserrée, et ses mélodies constamment lentes comme dans What for ?, image terriblement juste de la lassitude et du renoncement, de la perte des repères causée par la souffrance. Les dernières chansons nous prouvent le contraire, en exprimant les efforts de l'âme qui refuse de céder, qui cherche une issue. Elle regarde autour d'elle, capte des émotions, replonge dans les sensations… Une lame de fond remonte vers le c--ur pour éviter l'anéantissement, matérialisée par ces accords de guitare reptiliens de Shadow. C'est un rythme qui bat, un battement de c--ur qu'on se souvient alors avoir entendu sur At my own funeral. Avec Flying inside a birdcage, le corps se contorsionne sans parvenir à se redresser, mais il est vivant. La guitare qui explose en hommage à Neil Young dans It's time marque la sortie de l'au-delà : l'originalité du son de Maze's Mood est contenue dans cette « résurrection » qui nous fait vibrer. Il faut parfois garder les yeux grands ouverts, malgré l'intensité de la douleur. C'est ainsi que l'on peut faire le deuil de son amour, petite mort intérieure…et se réveiller un jour libre de prendre un autre chemin. Merci, Maze, de nous le rappeler.

Fluffy


Still waters run deep… When you listen to the ten songs of the LP At my own funeral by Maze's Mood, you may think that you have got it all right from the start. The main title, At my own funeral, seems to be crystal-clear: the loss of the beloved, the deep pain expressed on stretched rhythms… Spleen and sadness are in the air. The scene is set thanks to a highly realistic Overture shaped like a funeral procession: in a frozen winter morning, we can hear the heavy footsteps of people dressed in black, we catch a glimpse of bare branches under the snow and we blow on our numb fingers to warm them up. Through a voice broken by despair, Maze's Mood can't tell what he feels, what tears his guts and twists his belly. When he tries to shout, his voice hardly whispers the tune « I love you so much, I don't want you to leave me ». The voice remains deeply fascinating, while humming I can never say you good bye like a long and painful moaning: its subtle tone shows some similarities with Damon Albarn's ghostly, aerial and almost invisible presence. This strange, plain voice, even reedy from times to times, succeeds perfectly in sharing with us the experience of sorrow eating the abandoned lover, killing the heart-broken love. However, the farther we enter Maze's Mood's world, the more we can feel something moving. His music is more than sorrow and pain: from the beginning to the end of the LP, it expresses them, then goes beyond those feelings, driving us to another road. We consider these tunes always grave, to draw the vice in which youth of Too young is trapped in, or we believe those rhythms are constantly slow to build, like in What for?, the amazingly true image of weariness and giving up, the loss of familiar landmarks due to unbearable pain. The last tunes of the album show the exact opposite of this first impression, by expressing the soul's strong attempt to survive, to find a way out. The soul looks all around, seizes emotions, dives again into sensations… To avoid the self destruction, a tidal wave is running forth towards the heart, carried out through the snake-like guitar's chords of Shadow… This rhythm is beating, such as those heartbeats we remember from At my own funeral. With Flying inside a birdcage, the body is writhing about to get up on his feet, but he is alive. The guitar sound bursting as a tribute to Neil Young in It's time alerts us that we are leaving this place beyond death. This kind of "resurrection" is part of the original sound of Maze's Mood, creating a thrilling feeling in our hearts. We sometimes need to keep our eyes wide open, despite the intense pain. Experiment this little death inside is the best way to kiss our love goodbye… and wake up one day free to follow another path in life. Many thanks, Maze, to bring it back to our minds.

Fluffy
Par Fluffy - Publié dans : pastallconcerns
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Mardi 21 août 2007 2 21 08 2007 22:26



Sentir que chaque détail compte, dans une oeuvre musicale, est une satisfaction réellement intense pour chaque auditeur en quête de recherche. Il y a peu, au sujet du EP éponyme d'Itac, la sensation de satisfaction, d'accomplissement, et de partage intelligent avec chaque personne découvrant une musique si fine et remarquablement construite, avait été évoquée; la voilà renforcée avec ce disque des Français de Morning Favorites, tant la recherche du détail caché semble être l'une des quêtes absolues du groupe. Dans des sonorités à la fois rock et doucement folk, les musiciens instillent des éléments inattendus, mais pourtant subtilement inscrits, et brillamment implantés: des sons et rythmes électroniques insoupçonnés, des montées d'orgues et de claviers en prolongement parfait avec l'atmosphère de chansons proches de délicates mélopées, de rythmes et mélodies sensitivement beaux et troublants. Car sous de faux airs de chansons construites, le groupe distille, par ces détails qui frappent et émeuvent grâce à des apparitions aussi spontanées que sublimées, une mélancolie, une grandeur émotionnelle au paroxysme. Sens de la mélodie, de l'arrangement, de la spontanéité qui conserve un aspect travaillé et sculpté; chaque écrin musical recèle de perles musicales introuvables ailleurs. On bascule entre Archive et Radiohead,on se laisse prendre au jeu, on cherche, on scrute, on fouille toujours plus; et ce que l'on trouve n'était jamais ce qui était envisagé, grâce un sens de la surprise aussi immense qu'émouvant aux larmes. Sur de telle fondations instrumentales riches et précieuses, la voix, douce, presque parfois chuchotée, se veut en retrait, mais également en intensité, de par l'humilité qu'elle recèle; douce soie posée sur un corps musical en mouvement constant, elle bouleverse, de par sa simplicité, son souffle vivant et lumineux, ombragé et murmuré. Et lorsque les explosions, electro ou rock, retentissent, elles déroutent et frappent en plein visage, puis caressent, et laisse l'auditeur épars, sous le choc. Musicalement abouti, proche de la perfection, The Five Red Flags est de ces disques mémorables, dont l'impact se prolonge au-delà de la simple écoute. Morning Favorites a compris ce que sentiment, intelligence, émotion, et talent, pouvait créer, et seront longtemps parmi les têtes de file d'un courant musical en éveil, et dans lequel chaque détail, pierre de mélancolie, compte...

Slug

Each music listener needs a totally intense satisfaction while listening to any kind of music: a feeling that each detail has its place in music. A few days ago, while talking about French band Itac, I talked about this sensation of satisfaction, accomplishment, and intelligent sharing with each one discovering a slow and admirably composed music; and this particular sensation finds its complete meaning thanks to this album from French band Morning Favorites, as the search for each deatil seems to be the aim these musicians are heading to. Among rock and folk delicately folk sounds, the band create unitended but admirably created musical elements: from electronic rhythms and sounds, organ and synths waves prolonging each song's own mood, to sensitively beautiful and troubling rhythms and tunes. Then, apparently shaped as a collection of brilliantly composed songs, this music is full of melancholy and emotional grandeur, thanks to moving and and striking details which are surprising and sublime. The band owns a remarkable talent in melody, arrangement, and spontaneity which sound like a perfectly built and sculptured sound statue; and each song contains musical secrets which have never been heard before. Sometimes sounding like Archive, sometimes like Radiohead, Morning Favorites take us by the hand and let us seek, search, watch, and listen, in order to find more and more; but what we find is never what we are looking for, and this particular talent is moving us to tears. On such a rich and precious musical basis, sweet and sometimes whispered vocals are left behind, but find a real intensity and and humility. They sound like a soft silk delicately layed on an ever-moving musical body, and strike with their simplicity, then shining and living, dark and slow sounds and air. And while musical electro or rock explosions take palce, they put the listener in shock, like a punch in the face, then are a caress, and leave one breathless. Musically inspired and perfect, The Five Red Flags is a memorable album, and remains in each listener's heart and soul long after its end. Morning Favorites amazingly understand how intelligence, emotion, and talent, could be used to create and compose; and surely they will remain as leaders of a new-born musical scene, and among musicians to whom each detail is like a new precious and melancholy stone, and has its real importance in music...

Slug
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Mardi 21 août 2007 2 21 08 2007 22:12



En lisant le livret de ce premier album du trio français Saycet, aucun doute n'est permis; il va s'agir d'un voyage sensitif et émouvant, issu de la rencontre de trois artistes aux horizons aussi divers que complémentaires. Le bleu, couleur prédominante de l'oeuvre ici présentée, revêt des apparats musicaux rarement entendus, et réellement fascinants; grâce aux pièces musicales électroniques et sensibles ici données à entendre, la couleur se découvre une représentation sonore impressionnante et rare, belle et sublimée à chaque nouvelle écoute. Dès les premiers scratches du morceau d'introduction, le ton est donné: il s'agira ici de méler électronique douce et sensible, constituée de nappes synthétiques et d'arpèges androïdes, et mouvements rapides des poignets sur les platines que Pierre Lefeuvre dompte et discipline par un talent hors normes, sans éxagération. Plus que de simples sons, ces crissements sonores remplacent à eux seuls les chants qui auraient pu trouver ici leur place; un langage synthétiquement humain, en quelque sorte. Et grâce à ces deux talents musicaux, qu'une troisième âme organise et libère, la magie opère, du début à la fin de ce remarquable album: l'envol délicat de nappes longues et envoûtantes captive, émeut, et hypnotise; les mélodies, réduites à leur plus simple apparat, sans fioriture, pénètre les sens; on sent la présence de Craig Armstrong, Nellee Hooper ou Rob Dougan (qui, au passage, serait assez aimable pour nous donner une suite à l'incomparable Furious Angels, à écouter d'urgence), mais avec plus de retenue, de réserve et de pureté dans les arrangements. On pourrait ici parler d'electronica minimaliste, douce, éthérée, émotionnelle; et même ces qualificatifs semblent assez restrictif, comparé au talent du trio. Tout n'est que rêve, mélancolie, délice sonore, apesanteur; de même que ces planètes imaginaires décrites dans le livret, chaque musique est un univers spatial, aérien, subtil et profond. Premier album, et coup de maître; et après avoir eu la chance de voir Saycet en concert, l'impression de tenir ici un groupe unique, berçant, délicat et merveilleux, se précise; à écouter, pénétrer, et contempler. Une musique thérapeutique dont il est difficile de se remettre, et un spectacle nu et superbe, qui nous laisse encore, après plusieurs mois, ému aux larmes. Une parfaite révélation de douceur, d'étrangeté, et de bien-être...

Slug

While listening to the first album from French trio Saycet, there is no doubt at all; all here will be a sensitive a moving journey through electronic music, thanks to the meeting of three different but complementary artists. All here is blue, as written in the CD's booklet, and this colour finds a physical representation through music, which is quite fascinating; thanks to these sentive and electronic pieces of music, colours are then illustrated through sounds and waves, which is so beautiful, rare, and sublime, while listening to the album again and again. From first scratches in the intro song, everything becomes clear: music is a complete mix between sweet and sensitive electronic, synthetic soundwaves, android-like apreggias, then faster movements of Pierre Lefeuvre's hands on vinyls, which are amazingly tuned and performed, without exaggeration. More than only sounding simple and soft, these sound scratches take a kind of vocal place and are played insted of lyrics; then, a completely fascinating human-like language appears through noises. And thanks to such musical talent, which is reinforced by a third gifted player who organizes and arranges each tune, all here becomes magic, from beginning 'til the end of the album: delicate, hypnotizing and slow sounds captivate, move and fascinate each listener; single and soft tunes bring one to one's sense and sensitivity. All here sounds like Craig Armstrong, Nellee Hooper or Rob Dougan's (please, give us a following to the wonderful Furious Angels album!!!)tunes and songs, but seems to be slower, silent and and pure. Saycet's music could be considered as minimalist, soft, ethereal, and emotional electronica; but even those qualificatives don't sound strong enough to describe this perfectly moving and fascinating music. All here is drem, melancholy, sound sweetness and delight; as for all these unknown planets and universes which are described in the CD's booklet, each music is an aerial, spacy, subtle and deep world in itself. Saycet's first album is a complete masterpiece, without doubt; and after being lucky enough to see the band performing these tunes on stage, I must admit the band is nothing but unique, rocking, delicate and marvelous; this music has to be contemplated and heard, and admired. It will tak time for the listener to go through all subtilities contained in such a therapeutic music, which will move each listener to tears. It is a perfect combination of sweetness, mystery, and well-being...

Slug
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Mardi 21 août 2007 2 21 08 2007 21:58




Ce disque nous permet de nous replonger vers un style qui, grâce à un seul et ultime album, a envoûté et captivé plus d'un; un rock mâtiné de touches folk qui sont apparues dans un aspect si émotionnellement profond sur Grace, de Jeff Buckley. Ni plus, ni moins. Cet EP de Stefen K nous ramène vers ces chansons si profondément envoûtantes, portées par des éléments à la fois rock et folk superbement composés, des arpèges délicates suscitant le calme avant la tempête, un son à la fois pur et légèrement granuleux; mais tout ici est composé avec une maîtrise instrumentale hors du commun. On revit ces moments où guitare et voix ne semblent faire qu'un, ces chansons dans lesquelles on se perd de par la purété des mélodies, l'intimisme des arrangements, la simplicité du format guitare-batterie-voix. Tout est direct, mais étonnament subtil: on passe de moments mélancoliques et émouvants à des déferlantes rock dignes de Mojo Pin, des envolées vocales toujours délicates et pénétrantes. Stefen K sait ce que folk, rock et voix signifient pour créer cette émotion si rare, sincère, et chaleureuse. Impossible de ne pas se laisser envoûter et porter par ces délicatesses, ces coups de tonnerre, et une beauté musicale toujours présente, qui ne connaît aucun relâchement, aucun répit. Les 6 titres s'enchaînent de manière admirable, sans que l'on ne désire rester sur sa faim, et l'auditeur s'accroche, va de découverte en découverte, et se pose dans ces méandres si peu entendus depuis 1994. La voix de Stefen K, pure, envoûtante, s'envole et se confond avec les couleurs vocales qu'elle s'approprie; jamais monocorde, toujours en expressivité exceptionnellement mise en avant, et en une musicalité parfaitement maîtrisée, et se confie, s'expose, s'épanouit avant de s'évanouir; elle ne tombe jamais dans l'éxagération, et sans chercher à aller au-delà de ses propres limites, elle impressionne, traumatise, et nous éveille autant qu'elle nous bouleverse. Un disque déroutant, parfait (le mot est faible), et humain jusqu'au bout des cordes; larmes, sueurs froides, nostalgie, et surtout, plaisir de découvrir que la musique actuelle revêt tant de sublimes talents, et que les artistes les moins connus sont certainement les plus à même de susciter en nous les émotions les plus fortes...

Slug

This album allows us to rediscover a particular musical style which first appeared in one and ultimate captivating and hypnotizing album; one will hear rock and folk music which was so emotionaly striking on Jeff Buckley's Grace. No more, no less. This EP from French artist Stefen K plunges us to such charming songs, composed with rock and folk elements, delicate tunes inviting us to calmness before the storm, and a pure but sometimes dirty sound; but all here is composed with an uncommon instrumental talent. One is brought back to a time when guitars and vocals were one, and when songs were a way to lose oneself thanks to pure and soft melodies, intimacy in arrangements, and simplicity in the guitar-drums-vocals format. All here is straight, but also subtle: sometimes moving and melancholy, music then explodes, as in Jeff Buckley's Mojo Pin, and vocals are exposed and penetrate us. Stefen K certainly knows what folk, rock and vocals trully mean to create such a rare, sincere, and warm emotion in one's heart. It is absolutely impossible to go across this delicate, exploding and beautiful music without being hypnotized, and these songs leave us breathless and moved to tears. These 6 songs are performed without a stop, and then each listener needs more and more, doscovers many subtilities, and gets involved in such musical mysteries which haven't been heard since 1994. Stefen K's vocals are pure, sweet, and find a real value in each song's colour and sound; they are never straight and unpassionate, confront us and, thanks to such a talent, the singer confides in us, exhibits and finds his place before going away. Vocals are never exxagerated, and never going further their own limits; they are impressive and leave us traumatized, shaked, and moved. This album is as surprising as perfect, but human after all; it moves each listener to tears, creates cold sweat, thoughts of the past, but above all, it is another proof that less-known artists are certainly the ones who can create and give us the deepest and strongest emotions ever felt...

Slug
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