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Vendredi 14 septembre 2007 5 14 09 2007 17:39




Lorsque l'on ferme les yeux en écoutant Our hearts belong to the storm, ils s'ouvrent sur un autre paysage. Ce qui étonne, ce qui émerveille dans ce petit opus de 21 Love Hotel, c'est à quel point il donne à voir. La mise en ambiance sonore, qui met délicatement en valeur les mélodies, permet de « vivre » dans la musique de Frédéric et Clémence, de faire une expérience sensorielle plus complète de l'univers de 21 Love Hotel. Dans cet hôtel semble flâner la mélancolie, s'épanouir le charme et la grâce du suranné, refaire surface, dans notre coeur serré, le souvenir de ces petits riens disparus qui comptaient tant. Brutale, la pleine conscience de ce qui s'est évanoui nous saisit. On visite un lieu où le temps se distend, se tord, se suspend mais passe inexorablement, un lieu que les émotions marquent chacune de leur couleur, un peu à la Wenders. Mais 21 Love Hotel, ce sont aussi des visions plus anciennes : des pièces tendues de velours, une nature vorace et inquiétante, un frisson surnaturel qui, lorsque la voix des Romantiques s'est éteinte, projette loin dans une histoire oubliée. Au moment où l'on flaire la tempête avec les mouettes, l'atmosphère devient irréelle, imprégnée de Poe ou de Baudelaire, et on tend l'oreille pour essayer de percevoir les soupirs de la fée de la Ballad of Loreley. L'angoisse post-romantique du temps qui passe se retrouve aussi chez la Lonely Lady : la mélodie de la routine, qui berce doucement son corps, affronte les accords du déchirement intérieur, de la souffrance de la solitude. Cette esthétique, car c'en est une, cette esthétique du fragment, de la ruine, du disparu, de l'évaporé est un trésor musical. Pousser la porte du 21 Love Hotel, cela vaut tous les détours.

Fluffy


If we keep our eyes closed while listening to Our hearts belong to the storm, another landscape will stand unveiled in front of them. The most unexpected, most wonderful moment in this demo of 21 Love Hotel happens when we understand how much it feeds our eyes. The additional soundscapes highlight the songs in a refined way, which helps "live" in Frederic and Clemence's music, experiment more thoroughly the universe you find at 21 Love Hotel. In this hotel, we can feel spleen lingering, the charm and grace of the old-world floating in the air. Our heart bleeds as we remember those past little things we were fond of. Suddenly we got fully aware of what is lost. Like in a Wender's movie, we visit a place where time stretches, twists, stops but still passes by, a place multi-coloured by all the shades of various emotions. But we also share older visions in the 21 Love Hotel: rooms whose walls are covered with velvet, wild and weird countryside and, once the voice of Romanticism faded away, a preternatural chill that throws us into parts of history for long forgotten. While we smell the storm together with the seagulls, there's something uncanny in the air, which seems to belong to Poe's or Baudelaire's world. We are eager to hear the soft voice of the fairy through the Ballad of Loreley. Post-romantic anxiety, the fear of time going by, is also tormenting the Lonely Lady: the tune of daily routine, rocking softly her body, fights against the chant of inner desolation, of grieving loneliness. With 21 Love Hotel, we have truly entered the field of aesthetics. This sense of broken, ruined, vanished, elapsed things gives birth to brilliant, unique musical achievements. The 21 Love Hotel is a necessary stop. Let's walk through the door…

Fluffy
Par Fluffy - Publié dans : pastallconcerns
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Vendredi 14 septembre 2007 5 14 09 2007 17:28




Une petite musique intérieure qui s'évade pour plonger dans l'universel. C'est peut-être une manière de définir le chemin emprunté par Jullian Angel avec Life was the answer. Comment n'être pas intimement touché par ces mélodies de l'âme et du coeur ? Elles parlent pourtant de choses qu'on pensait connaître sur le bout de nos doigts : vie, mort, guerre, souffrance, colère... Qu'importe, pour une fois, on les entend autrement. Jullian n'est pas un mystique, Jullian n'est pas un prophète. Il n'appartient à aucune église. Mais ce qu'il compose et chante a de puissants accents, ceux que l'on retrouve dans la spiritualité de toutes les religions du monde, la confiance, l'espérance, la conviction. Sa musique reflète la pureté de nos émotions les plus simples, mieux elle se pose comme une évidence. C'est ce qui fait sa très grande richesse. A une époque où le folk aime à montrer de façon ostentatoire qu'il est un genre subtil, Jullian est seul, avec sa guitare. On en oublie parfois que Cohen et Dylan n'avaient pas besoin de circonvolutions pour démontrer la profondeur de leur art. C'est la même chose avec Jullian, il faut aller au-delà des apparences, dans ce qu'il joue, mais aussi dans ce qu'il chante. On pourrait en effet croire un instant cet album profondément noir, triste, sans issue comme les spirales infinies et infernales du refrain de Drugs. De même, la terrible lassitude de l'homme épargné par la guerre qui envahit la mélopée de Some dead survive résonne comme la voix douce et fatiguée du soldat Johnny magistralement mis en scène par Dalton Trumbo. Il n'empêche que chacune des chansons de Life was the answer porte en elle une incroyable force, qui fait naître la beauté des drames et de la misère, surgir l'espoir au milieu du chaos. Il est toujours possible de briser les spirales diaboliques de Drugs. La colère que font éclater les accords de Born on the seventh day est une énergie capable à elle seule de dépasser l'incompréhension entre la créature et son créateur. On sent même davantage cet élan vital dans Mystic friend, dont le rythme presque martial nous laisse percevoir la quête infatigable et la foi inébranlable de celui qui croit. En un idéal, en l'humain, en un dieu… En visitant de sombres recoins, Jullian Angel y retrouve et célèbre la vie et c'est tout simplement sublime. La performance, remarquable, nous laisse sans voix. "Soul brother, take my hand, I will lead you to the promised land". Sans aucune hésitation, Jullian, nous te suivons.

Fluffy


A low and gentle tune escapes from the inside to reach the whole world. This picture may help understanding the way followed by Jullian Angel in his album Life was the answer. How not too be deeply moved by these songs, songs of the Heart and the Soul? They speak of something we thought we knew by heart: life, death, war, pain, anger… No matter how old are the themes, they sound different with Jullian. He is neither a religious mystic nor a prophet. He does not belong to any church. Yet, what Jullian sings has a taste of religious spirituality, full of confidence, hope, belief. His music is as pure as our simplest feelings, or better say, we feel it obvious. That's what makes it so rich. When contemporary folk music tends too much to parade its technical skills, Jullian stays alone with his guitar. People sometimes forget that Cohen or Dylan did not need excessive refinement to demonstrate how subtle their artwork could be. We have the same impression listening to Jullian, who prompts us to go one step further to understand fully what he plays, and also what he sings. One could indeed think that this album is utterly dark, sad, with no way out… just like the hellish, never-ending twirls expressed by the chorus of Drugs. The dreadful weariness of the surviving soldier stuck to Some dead survive tune reminds in some ways of Johnny's soft and exhausted voice in Dalton Trumbo's masterpiece. Nevertheless, each song of Life was the answer is surprisingly full of life: beauty springs from trouble and misfortune, hope arises in the middle of chaos. It is always possible to climb the walls of Drugs' hell. Seemingly, the anger bursting out in Born on the seventh day is the necessary force which could help solving the misunderstanding between and the creator and the creature. This human strength, we feel it even better in Mystic friend, whose almost martial rhythm let us witness the long, lasting journey and unwavering faith of the believer. Belief in an ideal, in mankind, in some god… While exploring some dark and gloomy shores, Jullian finds and praises Life. We remain speechless, there's nothing else to do: words are missing to express the astounding, outstanding, remarkable results. "Soul brother, take my hand, I will lead you to the promised land". That's for sure, Jullian, we follow you.

Fluffy
Par Fluffy - Publié dans : pastallconcerns
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Vendredi 14 septembre 2007 5 14 09 2007 17:15




Du plaisir total, en ayant simplement l'impression de ne pas être considéré comme un imbécile; voilà ce qu'on attend de l'écoute d'un album ou d'un EP, afin d'échapper aux sempiternelles ridicules ritournelles informes et horribles de la radio actuelle. Et, en entendant cet EP des Français d'Itac, c'est ce sentiment qui s'impose des les premières notes: une musique élaborée, qui court dans les méandres d'un rock aussi énergique que psychédélique, sans pour autant perdre de sa puissance. Frappés par la technicité des musiciens dès la première écoute, toujours en rythme et calés dans de folles rythmiques si difficiles à dompter, l'auditeur constate l'évidence même: ça calme. Sans être une prouesse de technicité, le savoir-faire de chacun se met au service d'une musique que l'on pourrait qualifier de théâtrale, mais pas dans le sens péjoratif du terme: chaque course, chaque quête enfantée part des paroles courantes, se meut en une urgence contenue et harmoniquement remarquable. Impossible de ne pas distinguer la place que chaque instrument, voix y compris, prend dans cet ensemble. Plus que de simples harmonies ou renforts, guitares, basses et batteries créent leurs propres mélodies se conjuguant dans un rock intelligent et proche d'harmonies classiques et édifiantes. Chaque pierre est portée à l'édifice, afin de bâtir une musique qui entrâine autant qu'elle amène à vouloir destructurer l'oeuvre, la comprendre, l'analyser, la décortiquer. Entre immédiateté et sens mélodique hors du commun (je pèse mes mots pourtant...), la voix, proche d'Interpol dans son timbre, se pose en une justesse pourtant difficile à imposer, et complète un ensemble musical déjà intensément riche et profond. Sens du détail et de l'action immédiate dans des méandres harmoniques superbement subtiles et directs, la musique d'Itac surprend et sublime, de par sa justesse et sa capacité à agiter les neurones de l'auditeur. Vocaux magnifiques, en retrait à chaque accalmie et éloquemment sensibles lorsque l'ensemble s'emballe, instruments et arrangements brillants; on tient là un EP d'une qualité exceptionnelle, sans conteste. Alors le corps de déchaîne et se couvre de larmes de plaisir, de sueur d'extase. Excitation, réflexion, apesanteur rock sans réel égal; un groupe d'une originalité rare. Encore une fois: impossible de se sentir pris pour un imbécile, face à tout le travail effectué sur ce disque. Nécessaire, vital, indispensable...

Slug

While listening to any new album or EP, one need no to be considered as an idiot; and unfortunately, it is the case most of the time, while turning the radio on and hearing deafening and soulless horrific pseudo-songs. And, while listening to this EP from French band Itac, the proof is given: here is an clever and remarkable rock album which brings each listener to each of his/her senses and intelligency. From the first tunes of these amazing songs, music sounds elaborated, running through the corridors of energic ans sometimes psychedelic rock sound, but still powerful and straight. All musicians' instrumental technique and talent is perfectly in rhythm and tuned, while performing complex and mad songs, and each listener will think; OK, respect... Without only being an exhibition of the band's technical qualities, their talent is used to a kind of theatrical music, but not in its vulgar definition: each running and fast song, as each musical quest meant by astonishing lyrics, gets in a urge for freedom which is harmonically remarkable. There is no way not to hear each instrument, including wonderful vocals, in such a brilliant music. More than only being in harmony and becoming a simple basis of the songs, guitars, drums and bass are performed in order to create their own melodic line, mixed in a intelligent and edifying rock music. Each instrument is then a stone to build a tuned castle, and a music in constant need to be fragmented, analyzed and explored. Sometimes in a urge, sometimes uncommonly melodious (I can't easily find words to describe such a talent...), Interpol-like vocals find their place in a difficult and elaborated canvas, and completely brings a new value to all these rich and deeply inpressive songs. With a great sense in details and immediatety thanks to subtle and straight arabesque-like harmonies, Itac's music is a great surprise and a sublime tour-de-force, as it also makes each listenet think and move. Vocals are magnificent, sometimes quiet, sometimes eloquently sensitive as music grows louder; instrumentals and arrangements are absolutely brilliant; this EP is of expectional and rare quality, and nothing can be proved against it. Then, one's body gets covered with satisfied tears and extatic sweat. All hereis full of excitement, intelligence, and an unheard rock sweetness; this band is made of a rare originality. One more time: it is impossible to feel like an idiot, while considering all the work which has been done to create this EP which becomes necessary, huge, and has to be heard right now...

Slug
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Vendredi 14 septembre 2007 5 14 09 2007 17:07




La pochette de cet album donne déjà le ton: quelques maisons isolées menacées par un épais nuage de cendres, s'approchant inexorablement pour engloutir toute forme de vie, et détruire les constructions humaines, le tout dans des tons rouges et orangés éclairant la scène de manière quasi-dramatique et sombre. Et c'est bien de celà qu'il va s'agir tout au long des 3 titres de cet album de Ben Fleury, alias Light Of Shipwreck: décomposer toute forme de sonorité pour n'en garder que le squelette le plus simple et inquiétant, ténébreux et menaçant. Chaque titre, frôlant les vingt minutes, plonge l'auditeur dans un mélange de sensations: oppression, de par ces larsens en boucle renforcés par des rythmes électroniques entêtants et envoûtants; fascination, tant chaque écoute devient obsession, pour un univers pourtant si sombre, angoissant parfois, mais hypnotisant; frisson, car jamais de tels sons n'ont été utilisés à un tel paroxysme. Plus que de simples plages bruitistes et aériennes, ces musiques sont celles d'une âme perdue que le ciel menace, recouvre, et dont les chairs et peaux se tendent. Entre noire délicatesse et imprégnation musicale subversive, la musique de Light Of Shipwreck fascine autant qu'elle répulse, intrigue autant qu'elle enveloppe l'auditeur dans une aura de mystère et d'inquiétude. Mais ces sonorités en écho, poussés à leur paroxysme, enlacent et prennent à la gorge, étouffent, s'insinuent dans les moindres pores, souillent, salissent, et nous recouvrent de cendres musicales paralysant chaque mouvement. Mais contrairement à cette sensation de crainte et de grisaille, les dépôts sonores nous réchauffent, nous enlacent; et même si nous ne pouvons faire un seul mouvement, l'envie de fuir ne traverse jamais notre esprit. Et c'est ce qui donne une valeur aussi impressionnante au travail de Ben: ces nappes suffocantes sont une libération, une catharsis musicales rarement atteintes. Impossible de vouloir quitter cet univers sans en connaître l'ultime dénouement, le sens, la valeur. From The Idle Cylinders est un disque aussi fascinant qu'intelligemment composé, une succession d'atmosphères que tout mélomane curieux de vivre une expérience nouvelle, éprouvante mais sublime, se doit de vivre...

Slug

The cover artwork of this album says it all:a few isolated houses are about to be recovered by a dense and enormous cloud of made of ashes which approaches and will destroy all lifeforms, human buildings; and red and orange colours on this picture bring a dramatic and dark value to the scene itself. And this is what it is all about, while listening to all 3 musics contained in this album from Ben Fleury, a.k.a. Light Of shipwreck: this musician has a perfect ability to deconstruct each sound only to keep a simple and frightening, dark and menacing basis. Each title is almost 20 minutes long, and let the listener penetrate into a strange mix of feelings: oppression (thanks to loops made of guitar larsens, and hypnotizing then impressive rhythms), fascination ( each listen becomes a total obsession, even for this dark, sometimes frightening, but fascinating universe), and fear (sounds are used in their most extreme shape). More than only being a single noisy and aerial soundscape, music are from a lost soul which is menaced by heavy clouds, and then covered with ashes while skin and bones are shaking. From black delicateness to subversive musical soundwaves, From The Idle Cylinders is as fascinating as repulsive, as fearful as covering each listener with a a mysterious and unquiet aura. But these echoing sounds also captivate, leave us breathless, and penetrate the skin with dirt, mud and musicallly paralyzing ashes. But far from only inspiring fear and grey moments, these soundwaves comfort and surround us; and even if the listener can't make a movement, he/she never wants to leave this musical universe. And this is the most impressive value of Ben's work: these breathless sounds make us free, and act like a musical catharsis into our ears and soul. Then, there is no possibility to leave this space with knowing how everything will end, and what all this is supposed to mean. From The Idle Cylinders is a quite fascinating and intelligenly composed album, and allows us to admire a collection of atmospheres which will certainly be a perfect delight for each listener who wants to discover something new, and an impressive but sublime experience...

Slug
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Vendredi 14 septembre 2007 5 14 09 2007 17:05





Heureusement pour la musique française, il reste encore des artistes émouvants et prenants, dont les mélodies et la voix sont captivantes et sensibles. A l'écoute de cet album d'Antoine Loyer, on reste admiratif devant les merveilleuses compositions, mélancoliques et lyriquement froides, qui nous sont livrées; on redécouvre avec plaisir la simplicité des structures, l'aspect direct de la voix et des paroles, la sensibilité à fleur de peau d'un musicien vivant et pris par ses propres sentiments, conservant l'envie de nous les communiquer, de les partager et de les faire vivre à d'autres. Ici, il s'agit de tendre une main sale mais fière du travail et de la sueur dépensés. On y découvre un véritable retour au sens et à l'écriture, un réel plaisir de composer, et une complète liberté artistique, qui sont si agréables, et prenants... Il y a dans la musique d'Antoine Loyer des éléments folk nus et dépouillés, bruts et émouvants. On rencontre également des élans tziganes (Le Jean), expérimentaux mais toujours empreints d'une mélancolie fascinante et obscure. Alors on fouille encore plus pour découvrir ce qui se cache, et l'on trouve ainsi des détails plus significatifs d'une réelle identité musicale: nappes lentes et langoureuses (Dans La Vieille Maison), choeurs hypnotisants et réservés (La Danseuse), sons décalés et étrangements inconfortables (Le Dieu Français), guitare slide râpeuse et acérée (Paul Klee, La Gueule Ouverte). L'album revêt alors une valeur jusque là insoupçonnée: il se veut language particulier et représentatif de l'artiste, il sort des veines de celui-ci, se répand, et pénètre chaque pore de notre peau. Il y a dans ces musiques quelque chose de subtilement proche de l'être humain, dans ses émotions les plus à vif, et brutes.Car la voix d'Antoine Loyer et une révolte, une passion, une douleur: les paroles, parfois crues, parfois interrogatives et surprenantes, rappellent un équivalent musical bien connu, Arab Strap. On y retrouve cette même manière d'exhiber ses douleurs et questions quotidiennes, ses conclusions dures et âpres sur l'existence et ses futilités (Le Dieu Français). La vibration vocale et les aigus sont une souffrance et un relâchement, un besoin d'exulter, sans insulter. Aucun couplet et refrain, juste de simples histoires d'une vie quotidienne faite de désillusions, de petits plaisirs gratuits sans être obsessionnels (Le Cheval; Le Jean, si drôle, mais tellement bien observé...). Musicalement, vocalement, un album indispensable!

Slug


Good news for French music: there are still a few moving and captivating musicians here, whose sensitive and human vocals are deeply remarkable. While listening to Antoine Loyer's album, one can't but admire this wonderful art of composing, these melancholic and lyrically cold songs which are heard on this CD; one rediscovers simple song structures, straight vocals and lyrics, straight to the bone sensitivity thanks to a living and amotionnaly amazing musician who wants to share and show their inner meanings to all of us. Antoind is giving us a dirty but proud of its work hand, and face. One rediscovers what songwriting, composing are really meant to be; moreover, all here is freedom, pleasure, and hypnosis, thanks to straight and moving influences. One can also hear gipsy music (Le Jean), experimental but always coldly and dark melancholy sounds. So, one needs to learn and discover more from this music, and then finds significent and musically impressive details: slow soundwaves (Dans La Vieille Maison), hypnotizing and discreet choir (La Danseuse), strange and uncomfortable sounds (Le Dieu Français), acid and razor-like slide guitars (Paul Klee, La Gueule Ouverte). Then, the whole album appears to be more meaningful than it first seems to be: it then finds its own musical language from the artist himself, spreads like blood from his veins, and penetrates us. These songs are close to human nature itself, in its most direct and undelicate ways. Antoine Loyer's vocals are like revolution, passion, and pain: his crude words remind us of a band we all like,Arab Strap, while the singer shows his own pain and daily sufferings, disillusioned and futile conclusions (Le Dieu Français), in the same way as they used to do. His vocal vibrations are painful and exaltation, but never rudeness. There are no choruses in these songs, because they all are like everyday stories and little pleasures and obsessions (Le Cheval; funny Le Jean). Musically, and vocally speaking, this album has to be discovered, and heard, quickly!

Slug
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