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Mardi 24 juin 2008
Second album découvert grâce à l'excellent et jeune label Eklektik Records, après Peter Digital Orchestra, B.L.A.S.T. risque fort bien de réconcilier les auditeurs avides de sonorités électroniques élaborées et de free-jazz hystérique et entêtant; en effet, impossible, à l'écoute de cet album, de discerner l'un de l'autre, tant ils apparaissent complémentaires et riches, évolutifs détonants. Ce disque, de par sa longueur et la diversité de ses titres, revêt un langage réellement intense et varié; entre moments de pure folie musicale portés par des cuivres dissonants et instants de délicatesse et de repos, aucun temps mort n'est décelable, et criticable. Chaque espace, chaque morceau est complet, rien n'est laissé au hasard ou au silence. L'écoute est éprouvante, tant ces élans de free-jazz, deep-house, ou funk, mais aussi ambient et soul, se bousculent, s'insinuent, et cherchent la place qui leur est réservée. Il faut cependant tenir, de peur de passer à côté d'un disque impressionnant et épuisant. On retrouve aussi bien des atmosphères de violence que David Lynch n'aurait sûrement pas renié dans le sublime Lost Highway (souvenez-vous de ce solo hypnotique du personnage joué par Bill Pullman sur fond de lumières stroboscopiques), que des temps plus calmes et détendus, voire apaisants, surtout dans la seconde partie du disque. Tout s'étire, improvise, les rythmes électroniques revêtent un costume jazzy et martial (ce qui semble pourtant impossible au premier abord), les nappes instrumentales et les basses apportent une structure musicalement ouverte sur laquelle le cuivre se coule et se dessine, et parle dans ses propres termes. Toute l'originalité de cette musique réside dans cette évidence: malgré des structures droites et strictes, la musique s'évade, creuse, se cherche, et implose pour mieux s'exposer aux regards. Tout l'art de B.L.A.S.T. devient ainsi innovant et captivant: elle est un temps de rencontre, un instant d'intelligence dans la composition et la structures des titres, un réel temps de folie douce, amère, ou juteuse. Cavalcades et pauses s'enchaînent, s'entrelacent, et dérivent vers un style peu entendu jusqu'alors. Une prestation admirable et forte en tous points; B.L.A.S.T. devient, en l'espace d'un album, une référence dans le domaine du free-jazz et de l'electro, et un groupe à suivre, en ne sachant pas ce qu'il nous réserve, après un album aussi complet et élaboré.

Slug


After introducing us to Peter Digital Orchestra's first EP, French label Eklektik Records produces this amazing album from French band B.L.A.S.T., which is about to unite electro and free-jazz fans; rarely an album perfectly mixed both of these styles, and they can't really be disconnected here, as they appear to be in total union and density, evolution, and explosion. Thanks to its length and intelligence, this record gets its own full and intense musical language; sometimes sounding  hysterical and crazy, thanks to roughly running horns and saxophones which sound as detuned as peaceful and calm, all songs go their way without stopping and resting. Each musical space is full, and there is no place here for silence and new ideas. Listening to this album is a real hard and tiring moment, because of free-jazz, deep-house, funk, ambient and soul musical pieces which go on and never stop. Sometimes, music sounds like what David Lynch would certainly like to use in one of his movies (remember this amazing scene in Lost Highway, in which the character played by Bill Pullman hysterically improvises a saxophone solo while stroboscope-like lights shine all around him?), and sometimes it all slows down and gets peaceful moments (in the second part of the album). Music grows and improvisations take their own place; electronic rhythms sound as jazzy as straight (which seems to be purely impossible in the first place, doesn't it?); instrumental soundwaves and bass give a complete and intelligent structure on which saxophone can find its place and draws its musical lines, then finds its own language and expression. Such a musical quality is now an evidence of the ban'd's amazing talent: allthough all musical structures seem to be straight and strict, music runs away and looks for new frontiers, while imploding and finding its own place into the each listener's mind. B.L.A.S.T. 's art is then captivating and new: it allows different styles to be performed together and find a brand new identity, while being intelligently composed and built in each song. There are moments of pure musical madness, or juicy times, if I may say so. Music sometimes runs away, meets new styles, then is played again and again, and each musician learns from the others to create a never-heard-before musical genre. Such a talent must be discovered, and admired; thanks to this album, B.L.A.S.T. is nothing but a reference in free-jazz and electro music, and has to be followed; but nobody can say what the band is about to compose in the future, after creating such and elaborated, and intense album.

Slug

www.myspace.com/blastcaen
Par Merrick
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Mardi 24 juin 2008


Sur des voix veloutées et des ambiances aussi minimales qu'étonnament prenantes et vivantes, Reflectiostack nous mène dans des univers musicaux au milieu desquels passion, émotion et atmosphères vibrantes s'entrechoquent, se mêlent en une musique subtile et émouvante. Entre nappes de violons, guitares acoustiques et rythmiques aussi électroniques qu'humaine, l'art ici présent se délie, se destructure et se décompose, enivre au point de capturer l'auditeur et de le ceindre, enlacement aussi mélancolique qu'émotif. Chaque instrument devient expression de la douleur inhérente, des voix aux cordes, mais l'espoir des mélodies se meut en rêve éveillé. Musique aussi indescriptible que bouleversante, diversifiée et délicate, les chansons de Reflectiostack ne connaissent aucune structure, et apparaissent comme de lentes improvisations s'étirant vers le vide, l'émoi, le songe. Les voix féminines bercent et envoûtent, douces et éthérées, et se déposent doucement sur des arrangements sobres et sublimes de simplicité et de confort. Entre electronica et folk psychédélique rarement entendue, Music For Torching apparaît comme un élément musical isolé des autres, une entité complète et autonome, se suffisant à elle-même. Plusieurs styles semblent s'approcher de cet univers si particulier, sans pour autant pouvoir le définir: trip-hop, folk, parfois post-rock dans sa structure; mais tout ici demeure aussi original qu'inclassable. Et celà semble difficile de découvrir, au fil des écoutes, les multiples facettes que ce diamant artistique recèle, et la brillance plurielle qui en jaillit au fil du temps. Toujours lumineuse et intelligente, la capacité du duo à renouveler les capacités instrumentales de chaque titre est remarquable et sensée, talentueuse et superbe. Music For Torching est par dessus tout un album autant expérimental qu'émotionnellement poignant et profond, et n'en finit plus de captiver, jour après jour, écoute après écoute...

Slug

Thanks to delicate and soft vocals and minimalist but captivating and almost alive atmospheres, Reflectiostack is taking is to musical universes in which passion, emotion and vibration melt into each other, in order to create a magnificent, subtle and amazingly moving music. While hearing these violin waves, acoustic guitar sounds and electronic but terribly human drums, one easily considers that such a perfect art of composing needs to be discovered little by little while being decomposed, destructured, and then hypnotizing and melancholically and movingly hugging each listener. Each instrument sounds like a self-expression of pain (and mostly, vocals and strings), but also hope, thanks to dreamy and wakening tunes. Such an amazing music is really hard to describe, as it is as moving as original and multiple, delicate and intelligent; Reflectiostack's songs are baseless, and appear to be long impros tending to illustrate emptiness, emotion and dream. Sweet and ethereal female vocals are rocking and hypnotizing, and delicately lay onto soft, sublime and comfortable arrangements. Sometimes electronica, sometimes psychedelic folk, Music For Torching appears to be an isolate and lonely musical universe, such as a complete and self-sufficient artistic entity. Few styles seem to be close to Reflectiostack's music (trip-hop, folk, sometimes post-rock), but none of them can describe this strange and fascinating music; all here is as original as, well, special. Then, it is hard to discover each side of such a perfect musical diamond while listening to it again and again, as it is so shiny and wonderful. Still light and intelligent, the duet's way of composing and renewing each song's instrumental stucture is as remarkable and full of sense and sensitivity, talented and superb. Music For Torching is as experimental as emotionally moving and profound, and captivates more and more, day after day, and will surely hypnotize each listener forever...

Slug

www.myspace.com/reflectiostack
Par Merrick
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Mardi 24 juin 2008
Passé le titre éponyme de cet album, aux élans électriques et aux harmonies vocales aussi impressionnantes qu'émouvantes, ce disque de Sabotage 79 devient une invitation totale et fascinante à la danse et à la découverte de styles aussi variés qu'admirables. Ainsi, loin de n'être qu'un simple CD d'electronica mâtinée de sonorités pop et et électriques, l'album devient à lui seul une bibliothèque musicale captivante et remarquablement construite. On y rencontre ainsi des rythmes à la fois trip-hop, electro, rock, psychédélique new wave et parfois disco et funk; des guitares électriques et soudainement sages et sensibles, des sons électroniques subtils et doux, sans jamais saturer l'atmosphère unique de chaque titre. Plus q'une simple interprétation, il s'agit ici d'un jeu musical auquel l'auditeur est convié, si tant est que celui-ci accepte de tenter sa chance; ainsi, grâce à une plurarité de styles remarquable et impressionnante, Sabotage 79 transmet un témoignage éclairé et intelligent de ce que la musique signifie dans son souci d'expérimentation et de découvertes. Le jeu se fait également au niveau des voix, tantôt électroniques et pourtant tellement sensibles, tantôt graves et douces, mais toujours en parfaite adéquation avec toute une palette de sonorités chaudes et sincèrement uniques -grâce notamment à l'utilisation de paroles en Français dans le texte, émouvantes et sincères). Proche dans sa démarche de nos chers Sicken Treat, de par ce mélange intrigant au premier abord, puis finalement indispensable, de sonorités naturelles et artificielles, Sabotage 79 livre ici un formidable album, varié et subtil, émouvant, drôle parfois, mais toujours respectueux et dans un esprit de variations musicales et de tonalités versatiles. Une nouvelle découverte grâce à l'excellent label Caravan/Cloud, à découvrir le plus rapidement possible...

Slug


After hearing the amazing electric sounds and impressively moving vocals of the title song of this album, this particular one becomes a fascinating and completer invitation to dance and discovering various and wonderful musical styles. Therefore, apart from only being a simple electronica-pop album, Dirty Waves appears to be a kind of captivating and intelligently built musical library. The listen is then invited to hear trip-hop, electro, new wave, rock, psychedelic and sometimes disco-funk soundscapes and tunes, overdrived then slow guitars, subtle and sweet electronic sounds. But all these sounds never overdub each title's unique mood and atmosphere. More than only being a simple musical performance, this album appears to be a kind of musical game, in which each listener, as long as he/she wants to play this particular game, is invited to discover various impressive and remarkable musical styles. Thanks to this intelligent music, Sabotage 79 composes a light anf intelligent testimony of what music appeals to become, when it is cleverly improved and discovered. An amazing vocal game is also played here; sometimes electronic, sometimes sensitive and soft, low and sweet, but always tuned in warm and sincerely unique (thanks to French vocals on a few tracks), vocals are as impressive as melancholic and hypnotizing. Close to our beloved Sicken Treat's style, thanks to a prefect combination of natural and artificial sounds, Sabotage 79 creates a perfect, various, subtle, moving, sometimes funny, but always thankful for each musical style, album, which is a wonderfully composed piece of art, tending to become a testimony of musical variations and clever sounds. Let's thank the excellent Caravan/Clous label for this perfect album, then go and discover this remarkable artist, as fast as you can...

Slug

www.myspace.com/sabotage79
Par Merrick
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Mardi 24 juin 2008
Plus qu'un énième album mêlant folk et chanson française, l'album de l'artiste français Kentin Jivek apparaît comme un véritable tour-de-force musical mêlant poésie tour à tour réaliste et fantasmée, illustrations sonores autant abruptes que délicates, et profondeur mélodique et sensorielle. Difficile de définir cette oeuvre par des mots ou des références, tant le travail ici présenté relève plus de l'expérience des sens que de la simple évocation de musiciens, ayant directement ou non, inspiré ce compositeur interprète…

Car il s'agit bien d'une épreuve, toujours intense et intelligente, lorsque l'on pénètre cet univers si étrange et singulier. Musicalement, la structure voix-guitare est dépassée et renouvelée : les styles se confondent, se diversifient, allant de la folk la plus dure au flamenco, de danses exotiques en arpèges et accords finement mélodiques. Le son de l'instrument demeure le même, l'utilisation est quant à elle largement exploitée dans ses limites les plus lointaines. Voix et acoustique font corps, s'unissent, s'accordent et se suivent, l'un guidant l'autre, et réciproquement. Parfois renforcés par de délicats arrangements de percussions africaines et de violons profonds et aériens, discrets et posés, les élans vocaux et instrumentaux ne forcent pas, coulent d'eux-mêmes et se tendent, nerfs à vif dans un corps sculptural et magnifique.

La retenue parait alors proche du vide, mais l'exutoire musical revêt sa valeur médicinale et purificatrice. Chants de l'effort autant que de l'expulsion, noirceur des constats existentiels quotidiens, nihilisme de la pensée et de l'appréhension ; les mélopées de Kentin Jivek sont ainsi aussi violentes que suaves, aussi amères que sucrées, aigres que douces.

Dans cet écrin instrumental singulier, les textes sont aussi impressionnants que frappants au premier abord. Entre instants de vie quotidienne désabusés, histoires sensuelles mais jamais sensitives, ce même gout amer ressenti à l'écoute s'intensifie et devient acre, sans jamais devenir dépressif ou nombriliste. La structure est plus narrative que poétique ou lyrique : écrivain musical, Kentin Jivek vie autant qu'il écrit, et transmet ces moments volés dans une évocation à fleur de peau. Chaque mot est pensé, intelligemment posé, et l'écriture globale, souvent plus proche de l'écrit que de l'oral, revêt un vêtement grammatical rarement entendu. La surprise vient alors de ces textes chantés si proches du monologue intérieur dans leur développement, de la discussion avec un interlocuteur fictif, de l'instant. Paroles intimes, mot réfléchis et soignés, dans un désir de créer de véritables tranches de vie, entre constats désabusés et distanciation de l'individu par rapport aux affres du quotidien. Le langage se fait universel grâce à l'utilisation de l'anglais et de l'espagnol, et touche ainsi un plus grand nombre, tout en devenant révélateur de la pluralité des sentiments.

Plus qu'un simple titre, « La maigreur élégante » définit tout le style d'un artiste aux multiples facettes entre sobriété et intelligence musicale et littéraire, ce disque émeut, intrigue, passionne. Et impressionne, surtout…


En seulement quelques mois, Kentin Jivek livre dans la foulée de La Maigreur Elégante un nouveau maxi de 8 titres, et force est de constater que la complémentarité en apparence peu évidente la devient au fur et à mesure de l'écoute de Fuis Moi Je Te Suis. Disque autant intime qu'émotionnellement poignant et admirable, ce second effort apporte des réponses aussi bien désabusées que reconnues et assumées par l'artiste. Dans ces affres du quotidien constatés sur le premier album, Kentin Jivek puise les expériences et conséquences, cherche des repères musicaux et verbaux en reposant la base de ces deux styles. Mais musicalement, les structures plus simplent renforcent ce sentiment de conséquence: abasourdi, perdu, l'auteur-compositeur se révèle au xultimes questionnements, ne repousse plus ses talents et faiblesses, et les offre à ceux qui daigneront les entendre. Les bruits naturels entendus dans la chanson Dans Le Puy, la course vers l'autre bercée d'illusions dans la chanson titre, les recherches de soi et de ce que l'humain tend à réellement devenir; tous ces thèmes, ces révélations se bousculent et se répondent. Un sentiment d'accomplissement nous envahit, une réponse, une révélation au-delà de la révolte. Les genres musicaux, blues, folk, valse ou jazzy dans des arrangements simples et nus, une voix plus sussurée que valorisée; l'intimité de l'artiste nous prend de plein fouet, nous frappe et nous marque.

Les deux albums sont alors dyptique: preuve d'une évolution, chansons qui se cherchent et se retrouvent, comme dans ces deux surprenantes reprises, ou plutôt, réinventions, de La Maigreur Elégante et Fuzzled And Fuschia. L'art de Kentin Jivek réside dans ces deux oeuvres magnifiques de constance et d'intelligence; exsangue, le voilà livré à notre sensibilité, à nos émotions et à notre intelligence. Et ne pas y pénétrer serait un réel blasphème, et un rendez-vous plus que manqué...

Slug


More than one simple album mixing folk and French song, the album of  French artist Kentin Jivek seems a real musical tour-de-force mixing spiritual and realistic poetry, abrupt then delicate sound illustrations, and melody and sensory depth. It is difficult to define this work thanks to words or references, as the work introduced here raises is more than a  simple evocation of which musical influences inspired this type-setter performer...

Because it is indeed a test, always intense and intelligent, when one penetrates this so strange and singular universe. Musically speaking, vocals and guitars are exceeded and renewed: the style goes from hardest folk to flamenco, exotic dances in arpeggios and beautiful melodies. The sound of the instrument remains the same, and the way it is performed is largely exploited within its most remote limits. Vocals and guitar are complementary,  linked, agree and followed, one guiding the other, and reciprocally. Sometimes reinforced by delicate African percussions and violins deep and aerial, discreet and tuned arrangements,  vocals and music run after themselves and are tightened, sharped in a sculptural and splendid musical body.

These tense melodies then appear to be, well,  close to the vacuum, but the music gets its v medicinal and purifying value. Songs sound like an effort as much as expulsion, talking about theblackness of  daily existential reports, nihilism of the thought and apprehension; Kentin Jivek's monotonous vocals  are thus as violent as sweet, as bitter as sweetened and soft.

In this singular instrumental universe, lyrics are as impressive as striking in the first place. Between disillusioned moments of daily life, sensual but never sensitive stories, a bitter taste felt while listening intensifies and becomes acre, but never becomins depressive or selfish. The musical structure is more narrative than poetic: as a perfect composer, Kentin Jivek lives what he writes, and transmits these stolen moments of life in a bitter-sweet and tense performance. Each word is thought, intelligently posed, and the artist's art of writing, closer to writing than  , revêt a seldom vocal analysis, reveals a subtle grammatical value. Surprise comes then from these sung texts, so close to the stream of consciousness in their development while discussing with a fictitious interlocutor. Intimate words appear to be  in a desire to create true sections of life, between disillusioned reports and distance from a simple individualism. This manguage becomes universal thanks to the use of English and Spanish, and thus moves each listenr, while revealing a constant plurality of feelings.

More than begin a  simple title, "La Maigreur Elégante" defines the style of a complex artist stuck between sober music and literary intelligence; this album is moving, intriguing, passionates, and is especially impressive…
 
In only a few months, Kentin Jivek delivers a new 8 songs EP, and one can only consider that the complementarity seemingly not very obvious progressively appears while listening to Fuis Moi Je Te Suis. This EP is as intimate as moving and wonderful, then finds disillusioned answers as well as recognition and beauty. From these pangs of the daily newspaper noted on the first album, Kentin Jivek draws experiments and consequences, seeks musical and verbal reference marks while keeing the basis of these two musical genres. But musically, simplier structures reinforce a feeling of consequences and end: deafened, lost, the composer-songwriter brings ultimate questionings, does not push back  his artistic gifts and weaknesses, and offers them to whom will generously hear them. Natural noises in Le Puy, race towards the other in the album title and song,  search of oneself and what human tends to really become; all these topics and revelations are hustled and answered. A feeling of achievement invades us, as an answer and  a revelation beyond the revolt. Musical genresas blues, folk, waltz or jazzy, all simply arranged and performed, reinforc a low vocals; intimacy takes full whip to us, strikes us and marks us.

The two albums are then two parts of an artistic dyptic: as a proof of an evolution, these songs are lost and found, as in these two surprising reinvented versions, of the La Maigreur Elégante and Fuzzled And Fuschia. Kentin Jivek's art of writing and comosing lies in these two splendid albums made of constancy and  intelligence; bloodless, he offers himself to our sensitivity,  emotions and intelligence. And not listening to them would be a shame, and a chance more than missed…

Slug

www.myspace.com/kentinjivek
Par Merrick
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Mardi 24 juin 2008


Lundi matin. Du mal à me lever, pas envie d'aller travailler. Failli me faire écraser par une auto, évité de justesse un vélo. Pas eu le temps de boire un café, pas vu en sortant que j'allais être trempée. Bref, le genre de lundi pourri-moisi que, à l'instar de l'ami Garfield, on déteste. Et bien ce lundi là, c'est Hello Thanx qui me l'a sauvé. Cinq petits titres qui n'ont a priori l'air de rien… Et pourtant je me retrouve au-dessus du périphérique à oublier tous les déboires de mon lundi moisi et chanter le refrain traînant de Everyone goes too fast, « I miss you babe » sur fond de boucles de guitare et de basse un peu Britpop nineties, un peu GlamRock seventies. So British ! Dans tout ça, on est projeté de l'autre côté de la Manche, et c'est cela le plus exquis. La voix fluette, le timbre grésillant qu'on imagine sorti d'une radio des années 50 de surprenante devient prenante… Always I wish en est un exemple parfait avec l'émotion de fredonner « always be with you, this is what I wish, forever with you… » qui accélère et stoppe en volutes comme une marée capricieuse. Avec Hello Thanx, on retrouve le plaisir simple d'écouter de la musique pour ce qu'elle est, des harmonies, des accords et de se laisser porter, bercer sans penser à rien d'autre. La rythmique de Hello Thanx s'appuie aussi sur un son séduisant, attirant, engageant, charmant, enfin bref qui donne envie de danser malgré soi (au dessus du périphérique, ça donne, vous devriez essayer !) : Show me all, cela rappelle certaines images, un peu l'enfance GlamRock d'Hedwig, qui, avant de chanter son Angry Inch, faisait des bonds de cabri de 4 mètres sur son lit. Des rythmes un peu nostalgiques d'une pop qu'on n'entend plus, qu'on ne joue plus de cette façon en tout cas : la batterie et les waouuu des chœurs de Without you en donnent le ton « I can't follow you, you don't go anywhere… ». On continue jusqu'au bout à n'être plus que dans la musique, avec What you can say, « what you can do », basse, guitare puis batterie qui démarre, on continue de trottiner sur son chemin sans prendre garde à ce qui nous entoure. Cela fait tellement de bien d'avoir l'esprit qui décroche pour ne plus suivre que des notes de musique. La pop est éternelle. En voilà encore une belle preuve avec Hello Thanx. Hello guys, and welcome !

 

Fluffy

 

 

Monday morning. Twas difficult to get up, don't want to go to work. Not far from being hit by a car, just avoided a bike coming from my right side. Not had time to take a coffee, not seen that I would be soaked after walking ten minutes outside. In short, this is the type of rotten-mouldy Monday which I hate, praising my friend Garfield's philosophy. And you know what? My rotten Monday, Hello Thanx changed it into gold. At first sight, the five little songs did not seem very significant… however, I find myself on the bridge over Paris ring road, forgetting all the difficulties and disappointments of my mouldy Monday. How? By singing the drawling tune of Everyone goes too fast, « I miss you babe » on a background of guitar and bass loops partly Britpop nineties, partly GlamRock seventies. So British ! With all that, we are sent away on the other side of the Channel: this is the funniest and most pleasant part. The piping voice, the crackling tone we think transmitted by a radio set bought in the fifties, from surprising becomes captivating… Always I wish is a perfect example through the intense emotion with which we hum « always be with you, this is what I wish, forever with you… » on a tune that speeds up and slow down in whirls, like a fussy tide. With Hello Thanx, we find again the mere pleasure to listen to music for what it is, harmonies, chords, the pleasure to let us go, let us rock without thinking to anything else. Hello Thanx' music is also supported by an appealing, attractive, charming, seducing, sound, that leads us irresistibly to dance at the end (just above the ring road, that's great, you should try it!). Show me all reminds me of some photos, a little like Hedwig's GlamRock childhood, when, long before singing the pain of his/her Angry Inch, he jumped like a cat on his bed listening to rock music. Those rhythms, somewhat nostalgic, bring back a pop style that we don't hear anymore or at least that is not played this way anymore: the drums and the waouuu chorus in Without you set the key: « I can't follow you, you don't go anywhere… ». We continue to the end to remain inside the music, just and only inside the music, with What you can say, « what you can do »: bass, guitar then drums playing, we go on walking our way without noticing the world that buzzes around us. It feels so good to have our mind escaping from earthly troubles to follow only notes and keys. Pop is eternal. Here is another great proof with Hello Thanx. Hello guys, and welcome !

Fluffy

www.myspace.com/hellothanx
Par Merrick
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